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 CVIE DU CLUB - Carquois - n°72

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Mot de Catherine (la présidente) à Yannick

Tu te rappelles sûrement de notre 1er baiser le 8 octobre 1963 au Cinéma l’Odéon.
(Je vois déjà ton sourire malicieux disant : « Tiens elle entame la séquence Emotion »). Il est vrai que tu es très pudique sur tes sentiments, mais çà ne fait rien je continue.

Du jour de ce baiser nous ne nous sommes plus quittés.
Ensemble nous avons fondé une famille avec nos 2 garçons : Yvic et Alan et notre petite belle fille, Catherine, ta fille.
Nous comptions beaucoup pour toi et tu nous entourais de ta tendresse. Nous étions aussi ton refuge dans les moments difficiles.

Mais tu savais aussi nous secouer, nous faire réagir quand il le fallait.
Ensemble nous avons surmonté les difficultés de la vie (ton travail, ta santé).
Ensemble nous avons partagé tant de peines et de joies.
Nous nous sommes aimés tout simplement.

Quand samedi tu t’es penché une dernière fois vers moi, j’ai compris que ton cœur si grand, si généreux mais si malade et si fragile venait de se briser et que pour la 1ère fois tu allais me quitter.

Nous avons eu tant de bonheur et tant d’amour ensemble. Dans cet amour si profond, j’essaierai de puiser la force nécessaire pour continuer d’avancer. Je ne veux pas te décevoir et il faudra que tu m’aides.

De toutes façons, il y a toujours un coin qui me rappelle.

Je t’aime.

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Catherine CHAIRMARTIN

 

 

St Valentin

On associe souvent la St Valentin avec un cœur transpercé d'une flèche ! Mais pourquoi fête t'on la St Valentin le 14 février ?

Ce saint fut un prêtre romain martyrisé et mis à mort le 14 février 268. On pense d'ailleurs qu'il y a eu deux hommes du même nom, l'un évêque et l'autre prêtre. Tous deux auraient subi le martyre le même jour. Il est d'ailleurs fort possible que ces 2 Valentins soient en fait une seule et même personne

Quoiqu'il en soit, la coutume d'envoyer des messages d'affection ce jour là remonte à une fête païenne beaucoup plus ancienne, les Lupercales romaines qui étaient célébrées à peu près à la mi-février.

Au Moyen-Age, en Europe, une croyance prétendait que le 14 février, les oiseaux choisissaient leur compagnon pour s'accoupler. On voulut les imiter et c'est ainsi que la St Valentin devint le jour où on désignait la personne qu'on aurait aimé épouser.

La coutume de s'écrire à cette occasion est très ancienne. Le duc d'Orléans, pense t'on, expédia la 1è carte en 1415. Il était alors emprisonné à la Tour de Londres et écrivait des poèmes d'amour à sa femme restée en France.

 

 

Abat oiseau

 

Il ne s'agit pas, bien sûr, d'un concours de beauté, mais plutôt d'adresse. Ce titre désigne celui ou celle qui abattra l'oiseau fictif, comme le veut la tradition du tir à l'arc.

L'origine de cette tradition remonterait aux tirs d'entraînement auquels se livraient les archers naviguant sur des bateaux de guerre, au temps des grecs et des romains. Celui qui abattait l'oiseau en haut d'un mât se voyait accordé quelques privilèges, notamment une exemption des corvées ; il était le Roy à bord.

Sur terre, plus tard, au quatorzième siècle, les compagnies d'arc auraient fait de même, mais les privilèges accordés à l'auteur de la flèche fatale, le Roy, étaient très grands : ils allaient jusqu'à la dispense d'impôts locaux pour l'année. Abattre l'oiseau trois années consécutives conduisait au titre d'Empereur et à l'exemption de ces impôts à vie !

Que les municipalités se rassurent, ces droits ne sont plus en vigueur depuis longtemps ... Dommage pour le tir à l'arc qui connaîtrait sans aucun doute un plus grand nombre d'adhérents.

Si vous voulez briguer le titre de Roy, Reine ou Roitelet, si vous désirez seulement assister à ce tir traditionnel, appelé également "Papeguay" il vous suffit d'être au club, à la Baumette, le dimanche 13 mars 2005. D'autres instructions vous seront communiquées, sur les différents tableaux du club.

Quant à l'étymologie du mot papeguay, papegay ou papegault, nous ne pouvons être d'accord avec un critique qui fait venir papegault du mot grec papoikos, jeu de nos ancêtres, ou de padoikos, jeu de l'arc, et qui trouve ainsi l'occasion de faire remonter le jeu du papeguay aux Troyens, et d'en trouver le description dans un chant de l'Iliade. Nous croyons la suivante préférable. Les Italiens appellent le perroquet papagallo ; les Espagnols papagayo. Chez nous-mêmes, au douzième siècle, papegault ne signifiait rien autre chose ; au moins doit-on tirer cette conséquence de la description suivante du papegault que nous avons trouvée dans un manuscrit de cette époque : « Papegault est un oiseau vert, mais son bec et ses pieds sont rouges et a plus grande langue et plus lee (déliée) que nul oiseau, parquoi il dit paroles articulées en semblance d'omme, se on lui enseigne de sa jouvence, dedans le second an de son âge, etc. » Au Moyen Age, le papegault n'était donc rien autre chose que le perroquet.

Maintenant, qu'on se rappelle que dans tous les tirs à l'arc l'oiseau était le plus souvent en bois ou en carton, presque toujours peint en vert, et sinon imitant parfaitement le perroquet, ayant au moins la prétention de lui ressembler. Toutes ces considérations seront plus que suffisantes pour faire admettre que le jeu du papegault signifiait jeu du perroquet, et que ce jeu s'appelait ainsi, parce que l'oiseau qui servait de but aux tireurs avait été peut-être dans l'origine un perroquet véritable.
(Tiré du site : http:www.France-pittoresque.com/traditions)

 

 

Merci Yannick

 

Il est arrivé au club de la SGTA, tir à l'arc avec Catherine, son épouse et leur fils Alan, en mars 1989. Dès son arrivée, il s'est vite intégré dans le groupe déjà existant des archers.

Il a appris, comme tout le monde, le maniement d'un arc, puis a pratiqué avec un arc classique. Ensuite, il s'est lancé dans la compétition. Plus tard, il passera à l'arc à poulies, dit "compound".

Entre temps et progressivement, Yannick participe activement à la vie du club, en aidant lors de compétitions, en bricolant, en réparant …

Puis, toujours avec le sourire, il prend des responsabilités au sein du club. Il devient membre du bureau en 1992, pour, enfin prendre les destinées financières de la SGTA, tir à l'arc. C'est ainsi que, depuis quelques années, depuis 1996 plus précisément il gère les comptes du club, afin que la trésorerie soit saine et transparente, tout cela sous l'œil attentif de Catherine qui, elle, est devenue Présidente du bureau, donc du club.

Mais son investissement ne s'arrête pas là. Il fait également partie du bureau de la ligue des Pays de Loire; il passe avec succès son diplôme d'arbitre officiel de la FFTA. Ceci amènera Yannick, toujours accompagné de Catherine, arbitre également, à être présent à tous les concours organisés dans la Ligue.

Plusieurs fois touché par la maladie, il nous revient, à peine remis, pour continuer de s'occuper du club. Il se donne sans compter, malgré qu'il soit notre trésorier.

Rappelons-nous le championnat de France organisé au stade du lac de Maine, à Angers les 5,6 et 7 juillet 2002. La veille de la compétition nationale, en allant et venant, en participant activement à la mise en place dudit championnat, il chute malencontreusement d'un talus et se retrouve à l'hôpital.

Il doit être plâtré avec interdiction de marcher. Mais cela ne l'empêche de venir au stade, en fauteuil roulant, pour superviser le bon déroulement de cette manifestation nationale, pour aider (de la voix) à la bonne marche de cette manifestation.

Il n'hésite pas à jouer le rôle de capitaine d'équipe pour accompagner les féminines dans leur épopée nationale.

Au "site de la SGTA", il confie que, dans le tir à l'arc, il recherche : la concentration, la gestion du stress, se vider la tête et la rencontre des autres. Je peux assurer qu'il avait su mettre en application son contact avec les autres.

Yannick avait le souci du bon fonctionnement de ce club qui lui tenait tant à cœur.

Nous sommes tous là pour te dire "au revoir YANNICK et surtout merci".

Nous les archers, nous te saluons.

Au nom de tous ceux qui te connaissent et t'apprécient, nous adressons à Catherine et à sa famille nos sincères amitiés. Dans cette épreuve douloureuse, vous pouvez compter sur notre soutien.

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Carnet rose

 

Notre camarade, Loïc MACE, spécialiste des "animations", signale la naissance de sa fille Floriane. Elle est venue parmi nous le 10 février 2005, avec ses 4 kg,800. Elle rejoint ainsi sa grande sœur et agrandit joyeusement la famille.

Nous souhaitons à Floriane, à sa grande sœur, à sa maman et à Loïc beaucoup de bonheur.

 

 

Témoignage

 

"Depuis ma plus tendre enfance, je fais du sport (basket, hand-ball, …) plusieurs fois par semaine, sans ménagement, avec l'esprit de compétition, "plus loin, plus haut, plus fort !" Gagner à tout prix, mon corps souffrait, alors un jour …

Maladie du sportif de haut niveau, arthrose précoce des membres inférieurs. Plus de sport ! Durant plusieurs années, aucune activité sportive et puis, en septembre ma décision est prise :"Je vais faire du Tir à l'arc, les jambes ne sont pas trop en mouvement".

Début du stage sans problèmes, quelques douleurs aux bras, comme d'habitude. Et puis l'automne arrive, les douleurs se font plus fortes, l'arc est plus lourd. Le verdict du médecin tombe : maladie touchant les fibres musculaires, ligaments, tendons … Cette maladie est classée "Maladie rare" (4 à 6% des personnes en sont atteintes).

Dois-je arrêter le tir à l'arc ? Non, il fallait que je trouve la position idéale, associer la douleur au mouvement.

Au cours des entraînements, j'ai découvert des sensations nouvelles.
Sentir l'arc se courber, la corde se tendre en entraînant avec elle la flèche, ouvrir les doigts au bon moment, avant que les bras ne se fatiguent, avant que la douleur ne se fasse plus intense.
Sentir l'arc retrouver sa forme initiale, tout relâcher, se sentir bien; j'avais trouvé l'équilibre.

Les autres volées furent pratiquement identiques, la même émotion, le même plaisir, j'avais perdu l'esprit de compétition. Avec le Tir à l'arc j'ai trouvé la concentration, la patience et surtout le plaisir de faire du sport.

J'ai réussi à allier maladie et sport. " C'est ma plus belle victoire sportive."

Ceci est le témoignage d'une personne qui a tenu à garder l'anonymat, mais qui démontre qu'avec du courage et de la patience, il est possible de se dépasser et de trouver du plaisir dans une activité, certes ingrate, mais qui apporte tant …

La rédaction publie donc le texte sans signature ou presque.

Anne ONYME