|
Mot
de Catherine (la présidente) à Yannick
Tu te rappelles
sûrement de notre 1er baiser le 8
octobre 1963 au Cinéma l’Odéon.
(Je vois déjà ton sourire malicieux disant
: « Tiens elle entame la séquence Emotion »).
Il est vrai que tu es très pudique sur tes sentiments,
mais çà ne fait rien je continue.
Du jour de ce
baiser nous ne nous sommes plus quittés.
Ensemble nous avons fondé une famille avec nos 2 garçons
: Yvic et Alan et notre petite belle fille, Catherine, ta
fille.
Nous comptions beaucoup pour toi et tu nous entourais de
ta tendresse. Nous étions aussi ton refuge dans les
moments difficiles.
Mais tu savais
aussi nous secouer, nous faire réagir
quand il le fallait.
Ensemble nous avons surmonté les difficultés
de la vie (ton travail, ta santé).
Ensemble nous avons partagé tant de peines et de joies.
Nous nous sommes aimés tout simplement.
Quand samedi tu
t’es penché une dernière
fois vers moi, j’ai compris que ton cœur si grand,
si généreux mais si malade et si fragile venait
de se briser et que pour la 1ère fois tu allais me
quitter.
Nous avons eu
tant de bonheur et tant d’amour ensemble.
Dans cet amour si profond, j’essaierai de puiser la
force nécessaire pour continuer d’avancer. Je
ne veux pas te décevoir et il faudra que tu m’aides.
De toutes façons,
il y a toujours un coin qui me rappelle.
Je t’aime.
.
Catherine
CHAIRMARTIN
St
Valentin
On
associe souvent la St Valentin avec un cœur transpercé d'une flèche ! Mais pourquoi
fête t'on la St Valentin le 14 février ?
Ce saint fut un
prêtre romain martyrisé et
mis à mort le 14 février 268. On pense d'ailleurs
qu'il y a eu deux hommes du même nom, l'un évêque
et l'autre prêtre. Tous deux auraient subi le martyre
le même jour. Il est d'ailleurs fort possible que ces
2 Valentins soient en fait une seule et même personne
Quoiqu'il en soit,
la coutume d'envoyer des messages d'affection ce jour là remonte à une fête païenne
beaucoup plus ancienne, les Lupercales romaines qui étaient
célébrées à peu près à la
mi-février.
Au Moyen-Age,
en Europe, une croyance prétendait
que le 14 février, les oiseaux choisissaient leur
compagnon pour s'accoupler. On voulut les imiter et c'est
ainsi que la St Valentin devint le jour où on désignait
la personne qu'on aurait aimé épouser.
La coutume de
s'écrire à cette occasion est
très ancienne. Le duc d'Orléans, pense t'on,
expédia la 1è carte en 1415. Il était
alors emprisonné à la Tour de Londres et écrivait
des poèmes d'amour à sa femme restée
en France.
Abat
oiseau
Il
ne s'agit pas, bien sûr, d'un concours
de beauté, mais plutôt d'adresse. Ce titre
désigne celui ou celle qui abattra l'oiseau fictif,
comme le veut la tradition du tir à l'arc.
L'origine
de cette tradition remonterait aux tirs d'entraînement
auquels se livraient les archers naviguant sur des bateaux
de guerre, au temps des grecs et des romains. Celui qui
abattait l'oiseau en haut d'un mât se voyait accordé quelques
privilèges, notamment une exemption des corvées
; il était le Roy à bord.
Sur
terre, plus tard, au quatorzième siècle,
les compagnies d'arc auraient fait de même, mais
les privilèges accordés à l'auteur
de la flèche fatale, le Roy, étaient très
grands : ils allaient jusqu'à la dispense d'impôts
locaux pour l'année. Abattre l'oiseau trois années
consécutives conduisait au titre d'Empereur et à l'exemption
de ces impôts à vie !
Que
les municipalités se rassurent, ces droits
ne sont plus en vigueur depuis longtemps ... Dommage pour
le tir à l'arc qui connaîtrait sans aucun
doute un plus grand nombre d'adhérents.
Si
vous voulez briguer le titre de Roy, Reine ou Roitelet,
si vous désirez seulement assister à ce tir
traditionnel, appelé également "Papeguay" il
vous suffit d'être au club, à la Baumette,
le dimanche 13 mars 2005. D'autres instructions vous seront
communiquées, sur les différents tableaux
du club.
Quant à l'étymologie du mot papeguay, papegay ou papegault, nous ne pouvons être d'accord avec
un critique qui fait venir papegault du mot grec papoikos,
jeu de nos ancêtres, ou de padoikos, jeu de l'arc,
et qui trouve ainsi l'occasion de faire remonter le jeu
du papeguay aux Troyens, et d'en trouver le description
dans un chant de l'Iliade. Nous croyons la suivante préférable.
Les Italiens appellent le perroquet papagallo ; les Espagnols
papagayo. Chez nous-mêmes, au douzième siècle,
papegault ne signifiait rien autre chose ; au moins doit-on
tirer cette conséquence de la description suivante
du papegault que nous avons trouvée dans un manuscrit
de cette époque : « Papegault est un oiseau
vert, mais son bec et ses pieds sont rouges et a plus grande
langue et plus lee (déliée) que nul oiseau,
parquoi il dit paroles articulées en semblance d'omme,
se on lui enseigne de sa jouvence, dedans le second an
de son âge, etc. » Au Moyen Age, le papegault
n'était donc rien autre chose que le perroquet.
Maintenant,
qu'on se rappelle que dans tous les tirs à l'arc
l'oiseau était le plus souvent en bois ou en carton,
presque toujours peint en vert, et sinon imitant parfaitement
le perroquet, ayant au moins la prétention de lui
ressembler. Toutes ces considérations seront plus
que suffisantes pour faire admettre que le jeu du papegault
signifiait jeu du perroquet, et que ce jeu s'appelait ainsi,
parce que l'oiseau qui servait de but aux tireurs avait été peut-être
dans l'origine un perroquet véritable.
(Tiré du site : http:www.France-pittoresque.com/traditions)
Merci
Yannick
Il est arrivé au club de la SGTA, tir à l'arc
avec Catherine, son épouse et leur fils Alan, en mars
1989. Dès son arrivée, il s'est vite intégré dans
le groupe déjà existant des archers.
Il a appris, comme
tout le monde, le maniement d'un arc, puis a pratiqué avec un arc classique. Ensuite, il
s'est lancé dans la compétition. Plus tard,
il passera à l'arc à poulies, dit "compound".
Entre temps et
progressivement, Yannick participe activement à la
vie du club, en aidant lors de compétitions, en bricolant,
en réparant …
Puis, toujours
avec le sourire, il prend des responsabilités
au sein du club. Il devient membre du bureau en 1992, pour,
enfin prendre les destinées financières de
la SGTA, tir à l'arc. C'est ainsi que, depuis quelques
années, depuis 1996 plus précisément
il gère les comptes du club, afin que la trésorerie
soit saine et transparente, tout cela sous l'œil attentif
de Catherine qui, elle, est devenue Présidente du
bureau, donc du club.
Mais son investissement
ne s'arrête pas là.
Il fait également partie du bureau de la ligue des
Pays de Loire; il passe avec succès son diplôme
d'arbitre officiel de la FFTA. Ceci amènera Yannick,
toujours accompagné de Catherine, arbitre également, à être
présent à tous les concours organisés
dans la Ligue.
Plusieurs fois
touché par la maladie, il nous revient, à peine
remis, pour continuer de s'occuper du club. Il se donne sans
compter, malgré qu'il soit notre trésorier.
Rappelons-nous
le championnat de France organisé au
stade du lac de Maine, à Angers les 5,6 et 7 juillet
2002. La veille de la compétition nationale, en allant
et venant, en participant activement à la mise en
place dudit championnat, il chute malencontreusement d'un
talus et se retrouve à l'hôpital.
Il doit être plâtré avec interdiction
de marcher. Mais cela ne l'empêche de venir au stade,
en fauteuil roulant, pour superviser le bon déroulement
de cette manifestation nationale, pour aider (de la voix) à la
bonne marche de cette manifestation.
Il n'hésite pas à jouer le rôle de capitaine
d'équipe pour accompagner les féminines dans
leur épopée nationale.
Au "site de la SGTA", il confie que, dans le tir à l'arc,
il recherche : la concentration, la gestion du stress, se
vider la tête et la rencontre des autres. Je peux assurer
qu'il avait su mettre en application son contact avec les
autres.
Yannick avait
le souci du bon fonctionnement de ce club qui lui tenait
tant à cœur.
Nous sommes tous
là pour te dire "au revoir
YANNICK et surtout merci".
 Nous les archers, nous te saluons.
Au nom de tous
ceux qui te connaissent et t'apprécient,
nous adressons à Catherine et à sa famille
nos sincères amitiés. Dans cette épreuve
douloureuse, vous pouvez compter sur notre soutien.
.
Carnet
rose
Notre
camarade, Loïc MACE, spécialiste des "animations",
signale la naissance de sa fille Floriane. Elle est venue
parmi nous le 10 février 2005, avec ses 4 kg,800.
Elle rejoint ainsi sa grande sœur et agrandit joyeusement
la famille.
Nous
souhaitons à Floriane, à sa grande sœur, à sa
maman et à Loïc beaucoup de bonheur.
Témoignage
"Depuis
ma plus tendre enfance, je fais du sport (basket, hand-ball, …)
plusieurs fois par semaine, sans ménagement, avec
l'esprit de compétition, "plus loin, plus haut,
plus fort !" Gagner à tout prix, mon corps
souffrait, alors un jour …
Maladie du sportif
de haut niveau, arthrose précoce
des membres inférieurs. Plus de sport ! Durant plusieurs
années, aucune activité sportive et puis, en
septembre ma décision est prise :"Je vais faire
du Tir à l'arc, les jambes ne sont pas trop en mouvement".
Début du stage sans problèmes, quelques douleurs
aux bras, comme d'habitude. Et puis l'automne arrive, les
douleurs se font plus fortes, l'arc est plus lourd. Le verdict
du médecin tombe : maladie touchant les fibres musculaires,
ligaments, tendons … Cette maladie est classée "Maladie
rare" (4 à 6% des personnes en sont atteintes).
Dois-je arrêter le tir à l'arc ? Non, il fallait
que je trouve la position idéale, associer la douleur
au mouvement.
Au cours des entraînements, j'ai découvert
des sensations nouvelles.
Sentir l'arc se courber, la corde se tendre en entraînant
avec elle la flèche, ouvrir les doigts au bon moment,
avant que les bras ne se fatiguent, avant que la douleur
ne se fasse plus intense.
Sentir l'arc retrouver sa forme initiale, tout relâcher,
se sentir bien; j'avais trouvé l'équilibre.
Les autres volées furent pratiquement identiques,
la même émotion, le même plaisir, j'avais
perdu l'esprit de compétition. Avec le Tir à l'arc
j'ai trouvé la concentration, la patience et surtout
le plaisir de faire du sport.
J'ai réussi à allier maladie et sport. " C'est
ma plus belle victoire sportive."
Ceci est le témoignage d'une personne qui a tenu à garder
l'anonymat, mais qui démontre qu'avec du courage et
de la patience, il est possible de se dépasser et
de trouver du plaisir dans une activité, certes ingrate,
mais qui apporte tant …
La rédaction
publie donc le texte sans signature ou presque.
Anne
ONYME
|